Ravalement de façade : ce qu’il faut savoir avant de vous lancer

Certains travaux de grande ampleur ont tendance à effrayer les propriétaires. Les travaux de ravalement de façade en font partie. Pourtant, il s’agit simplement là d’une opération banale d’entretien de votre maison, immeuble ou local. Elle vous permettra de valoriser votre patrimoine et d’assainir durablement votre habitat. Mais pour cela, quelles techniques sont employées ? Quel montant faut-il compter ? Quelle est la législation en vigueur ?

Définition

Ravaler sa façade ne se limite pas à une simple opération esthétique. Au contraire, ces travaux se décomposent en 3 temps :

  • Nettoyer et décaper
  • Réparer et traiter
  • Protéger et embellir

ravalement

Ces interventions permettront de retrouver l’aspect d’origine du bâtiment et de traiter à la source les problèmes pour le rendre durable. Pour cela, divers matériaux s’offrent à vous : bois massif ou reconstitué, ou bien pierre, pour les plus traditionnels. Enduit, crépis ou peinture conseillée si le support est lisse. Brique ou béton pour un moindre coût. De toute manière, le choix du produit sera conditionné par la nature de votre façade d’origine, l’aspect que vous souhaitez lui donner et la réglementation en vigueur, à ce sujet, dans votre commune.

Des travaux soumis à réglementation

L’article L132-1 du Code de la Construction et de l’Habitation (CCH) stipule l’obligation des façades des immeubles d’être constamment tenues en bon état de propreté. Aussi des travaux doivent être entrepris au moins tous les 10 ans, « sur l’injonction faite au propriétaire par l’autorité municipale ». Néanmoins chaque mairie interprète et applique ce texte comme elle l’entend.

D’ailleurs le PLU (plan local d’urbanisation) ou le POS (plan d’occupation des sols) de chaque commune réglemente sur son territoire les couleurs des façades, au même titre que toutes les autres caractéristiques d’un bâtiment quel qu’il soit. Chaque construction nouvelle ou rénovation est ainsi encadrée. Ce cadrage permet de protéger l’aspect de l’habitat et de conférer une cohérence architecturale à un secteur déterminé (ville, quartier, hameau …). En conséquence, les choix de couleur et matériaux pour des travaux de ravalement de façade ne sont pas libres. Le service urbanisme tient à la disposition des usagers des consignes pour les produits à employer et des nuanciers pour les couleurs à adopter.

Ainsi le ravalement de façade demeure strictement encadré par des obligations légales et administratives.  Par exemple, s’il faut un échafaudage sur la voirie, une autorisation de voirie doit impérativement est délivrée.

Par ailleurs, depuis 1er janvier 2017, des travaux d’isolation thermique sont devenus obligatoires dans le cadre des travaux de ravalement (décret n° 2016-711 du 30 mai 2016). Cette obligation s’applique aux logements, bureaux, établissements d’enseignement, hôtels et bâtiments commerciaux. Mais elle ne s’applique qu’aux « ravalements importants » sur des façades constituées « à plus de 50 % » de « terre cuite, de béton, de ciment ou de métal » (décret n° 2017-919 du 9 mai 2017). Le texte prévoit toutefois des dérogations, en cas de risque pour le bâtiment, de conflit avec la législation (droit de l’urbanisme, sites patrimoniaux remarquables, monuments historiques…), de risque de dégradation de la qualité architecturale, attestés par un architecte, et en cas de non-rentabilité économique.

Ravalement de façade et isolation

Le ravalement de façade donne donc souvent lieu à une isolation thermique par l’extérieur (ITE). Cette méthode, fréquente dans les pays d’Europe du Nord, aux États-Unis et au Canada était jusqu’à maintenant peu répandue en France. Pourtant ce mode d’isolation s’avère bien plus performant que l’isolation intérieure. Il a l’avantage de limiter les ponts thermiques, les dégradations des murs liées aux aléas climatiques et la condensation dans le bâtiment. Pour ce faire, le choix des matériaux devra prendre en compte la nature de votre construction d’origine et l’objectif performance énergétique visée. Il pourra s’agir de polystyrène expansé ou extrudé, de laine de bois, de liège ou encore de laine de roche.

Coût d’un ravalement de façade

Les prix varient en fonction des diverses opérations demandées et des matériaux choisis. C’est pourquoi annoncer le prix d’un ravalement de façade sans connaître votre situation particulière semble quasiment impossible.  Pour vous donner, tout de même, une idée, le prix d’un ravalement s’étend, en moyenne, entre 11 et 40€ par mètre carré de mur pour un matériau simple à appliquer tel qu’un crépi ou un enduit sur une surface facile d’accès et peu endommagée. Pour obtenir un chiffrage précis et adapté, il faut faire faire un devis chez un artisan qualifié. N’hésitez donc pas à demander 2 ou 3 propositions commerciales pour les comparer.

Dans la mesure où les prestations proposées peuvent varier, insistez pour obtenir un devis détaillé au mètre carré de mur. Par ailleurs, vérifiez que les produits proposés soient bien aux normes. Il existe deux types de certifications : la norme française NF (qualité des produits : norme Iso 9002) et la norme européenne, CE, qui prévaut sur la Française et implique une déclaration de conformité du fabricant. Enfin dans le devis, soyez aussi vigilant sur les points suivants :

  • Toutes les étapes du chantier doivent être décrites.
  • Les taxes, telles que celle sur la voirie, doivent être prises en compte.
  • Les assurances et garanties doivent clairement figurer.
  • Le prix doit précisément correspondre à la prestation demandée.

Confiez votre ravalement à un artisan certifié et qui jouit d’une bonne réputation. Pour cela, faites confiance aux recommandations de vos proches, au bouche-à-oreille. Consultez Eldotravo pour lire les avis sur les artisans ou bénéficier d’une recommandation fiable.

 

 

 

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